Projet Mons Tumba
Conception du projet
Suite à l’obtention de subventions liées au Ministère de la Culture, le compositeur Robin Antunes souhaita réaliser un ensemble de sept compositions mettant en valeur le lieu de l’abbaye du Mont Saint-Michel.
Nous sommes allés sur place pour deux journées de repérages, dont une journée consacrée aux mesures acoustiques de la cloche de l’abbaye ainsi que de l’enceinte de l’abbaye. De ces mesures ont été extraites de nombreuses données dévoilant les fréquences (ou notes) mises en valeur par l’abbaye, le temps de réverbération propre à chaque fréquence, et cela à différents endroits de l’abbaye. Ainsi nous avions une « empreinte acoustique » décrivant l’abbaye du Mont Saint-Michel. Cette « empreinte » a servi de base pour le compositeur afin de créer une oeuvre reflétant le lieu et interagissant avec son acoustique.


Ces premières journées de repérages ont aussi été l’occasion de créer un plugin de réverbération reprenant les réponses impulsionnelles de l’abbaye du Mont Saint-Michel. Ainsi, le compositeur a pu travailler sur ces oeuvres en entendant chez lui la réverbération du Mont Saint-Michel, et de mieux s’imprégner du lieu.
Mise en oeuvre du projet

Les compositions terminées, nous nous sommes rendus au Mont Saint-Michel pour 4 jours d’enregistrement, chaque séance étant comprise de 18h à minuit. La formation instrumentale choisie fut composée de 11 musiciens : 1 violon, 1 alto, 2 violoncelles, 1 contrebasse, 1 trompette, 1 trombone, 1 clarinette / clarinette basse, 1 saxophone soprane, 1 cor anglais, et 1 flûte traversière.
Afin de rendre au mieux la personnalité du lieu, nous avons opté pour un enregistrement immersif en format 7.0 se basant sur l’utilisation d’un arbre de sept microphones assurant l’image sonore globale, ainsi que l’appointage monophonique sur chaque source pour assurer le timbre et la précision du rendu. Ainsi le projet pourrait être rendu en plusieurs formats immersifs, dont le Dolby Atmos, afin de donner l’impression d’immersion à 360° la plus crédible possible pour l’auditeur.

L’enregistrement fut effectué en double monitoring : une écoute personnelle en binaural spatialisé avec le logiciel SPAT – Revolution, ainsi qu’une écoute stéréo de sécurité assurée par l’ingénieure du son Mathilde Tirard.


A l’issue de ces quatre soirées d’enregistrement, un concert avec public fut donné le dernier jour sans dispositif d’enregistrement. La disposition en cercle des musiciens fut gardée pour cette représentation, le public étant réparti tout autour de l’ensemble instrumental.
Par la suite, le projet fut mixé en double-écoute stéréo et binaurale. Les sessions de mixages furent ensuite retouchées en studio pour la répartition spatiale des sources en Dolby Atmos.
